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LES ETATS GENERAUX: UNE KOUYONISS? |
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Écrit par Nicol M'COUEZOU
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17-04-2009 |
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Afin de prendre une position éclairée et constructive sur leur tenue, «
nous nous sommes reportés à la communication de Michèle ALLIOT MARIE et
Yves JEGO en Conseil des Ministres du 18 mars 2009, analysée mot à mot.
- A la question de savoir si leur affirmation que « la crise
(…) a posé la question du modèle de développement et de société
souhaitable (…) » est juste,
l’Association pour la démocratie locale à la Réunion et dans l’Océan Indien répond OUI.
- A celle de savoir s’il faut « préparer des réponses de plus long terme »,
l’Association répond OUI.
- A
celle de savoir si cette affirmation ne vaudrait que pour l’outre-mer
et non pour l’ensemble des régions, départements et communes de France
où la crise est aussi évidente,
l’Association répond NON.
- A
celle de savoir si, étant spécifique à l’outre-mer, c’est à l’Etat avec
un super Préfet d’organiser l’événement depuis Paris, alors que les
élus locaux sont légitimés par les lois de décentralisation de 1982,
pour élaborer « notre » projet de développement,
l’Association répond NON.
- A
celle de savoir si c’est le rôle de l’Etat central de prédéfinir huit
thèmes standards et stérilisés dont le premier est « la formation des
prix » et le dernier « l’identité, la culture et la mémoire », alors
que c’est le rôle des citoyens avec leurs élus,
l’Association répond NON
- A
celle de savoir si, localement, c’est un haut fonctionnaire, aidé de
techniciens loin des préoccupations quotidiennes de l’organiser « en
lien avec les élus », alors que l’inverse serait juste et parfait,
l’Association répond NON
- A
celle de savoir s’il faut souscrire à l’emploi du mot « gouvernance »
pour le seul traitement des « évolutions institutionnelles locales et
adaptation des administrations centrales », ce qui est un contre sens,
l’Association répond NON
- A
celle de savoir si « pour permettre la participation du plus grand
nombre » un « site Internet national » doit être la seule bonne
solution à envisager,
l’Association répond NON
- A
celle de savoir s’il est normal que cette démarche s’ouvre le 15 avril
en se clôturant début juillet « pour arrêter une première série de
décisions », en contradiction totale avec l’annonce de la construction
de « solutions de plus long terme »,et avec la démocratie, caractérisée
par la lenteur des décisions
l’Association répond NON
- A
celle de savoir si, en démocratie, l’Etat peut clôturer le processus en
Conseil interministériel, sans avoir mis localement les propositions en
enquête publique, permettant aux citoyens d’aller s’exprimer dans leurs
mairies,
l’Association répond NON
Considérant que ces dix éléments apportent la preuve que l’organisation
de ce manège est un non-sens et retarde la prise de conscience des
citoyens, dans le but évident de calmer leurs esprits et de prévenir
leur colère, l’Association estime que le choix de la chaise vide est
qualifié démocratiquement, en saluant tous ceux qui prennent cette
position.
Elle invite donc tous les citoyens libres, autonomes et conscientisés
refusant cette « kouyoniss », qu’ils soient organisés ou non, à se
faire connaître sur notre site : www.enviededemocratie.org , afin de
penser collectivement une contre proposition de « long terme », pour la
construction d’une parole publique pouvant être entendue, à égalité de
jugement, et articulée à celle des acteurs sociaux, économiques et
politiques désignés en haut de l’échelle.
« L’heure est venue d’abandonner toutes les vieilles routes » (Aimé CESAIRE)
L’ADELROI
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Dernière mise à jour : ( 17-04-2009 )
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